Pourquoi réduire les calories ne suffit pas – et peut parfois aggraver le problème
Sur le papier, la perte de poids repose sur un principe clair :
dépenser plus d’énergie que l’on en consomme.
Ce principe est juste.
Mais l’interprétation simpliste qu’on en fait pose problème.
Quand le déficit devient une contrainte chronique
Un déficit calorique mal construit, trop agressif ou trop prolongé peut entraîner :
• une fatigue persistante
• une baisse des performances
• une irritabilité accrue
• une diminution de la masse musculaire
• une adaptation métabolique
Le corps ne “se laisse pas faire”.
Il s’adapte, protège, compense.
Le métabolisme n’est pas un compteur figé
Contrairement à une idée répandue, le métabolisme n’est pas une valeur stable.
Il réagit :
• au stress
• au sommeil
• au niveau d’activité
• à la masse musculaire
• à la durée du déficit
Plus le déficit est prolongé sans stratégie adaptée, plus le corps devient économe.
Ce n’est pas une trahison.
C’est une fonction de survie.
Quand le déficit ouvre la porte aux comportements dysfonctionnels
Chez certaines personnes, un déficit mal géré peut favoriser :
• une hypervigilance alimentaire
• une perte de sensations internes (faim / satiété)
• des compulsions
• une relation anxieuse à la nourriture
Dans ces cas-là, le problème n’est plus le poids.
C’est la relation au corps.
Comprendre avant de réduire
Un déficit efficace n’est pas celui qui fait perdre le plus vite.
C’est celui que le corps tolère sans se défendre.
Cela implique :
• une stratégie progressive
• une attention portée à la récupération
• un ancrage dans la réalité quotidienne
• une vision à long terme
Conclusion
Le déficit calorique est un outil.
Mal utilisé, il devient un facteur d’échec.
La question n’est pas “est-ce que je suis en déficit ?”
Mais “est-ce que mon corps peut vivre ce déficit sans se désorganiser ?”